
Une chute des demandes de rénovation d'ampleur
On décompte 20 265 dossiers de rénovation d'ampleur entre janvier et juin 2026, contre 95 000 sur la même période en 2025.
Mais l'année a mal commencé. Le guichet est resté fermé jusqu'à fin février, faute de vote de la loi de finances 2026.
Ensuite, le rythme n'est jamais reparti. Hors copropriétés, l'Anah enregistre à peine 2 500 dossiers par mois, alors qu'elle en recevait 7 500 à 10 000 l'année dernière.
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Des montants de subvention nettement revus à la baisse
Pour la directrice générale de l'agence, la chute est liée à la baisse des montants de subvention, mais aussi à l'annonce du plan d'électrification de la France.
Après la suspension du dispositif l'an dernier (motivée par un afflux de demandes et des tentatives de fraude), le plafond de subvention pour une rénovation d'ampleur a beaucoup chuté. Il est par exemple passé de 63 000 € à 32 000 € pour un ménage très modeste.
Et au-delà de 45 842 € de revenu pour un couple hors Île-de-France, les ménages atteignent la catégorie de revenus supérieurs (10 % de prise en charge maximum sur une rénovation d'ampleur, et rien sur les gestes isolés). De quoi rendre d'autres dispositifs d'aide, comme la prime CEE, aussi intéressants pour de nombreux bailleurs.
Des délais d'instruction encore très longs
Le délai de traitement des dossiers s'améliore, mais il est encore jugé très long.
Le délai d'instruction moyen est de six mois au niveau national. Il dépasse même un an dans certains départements (notamment en Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Yonne, Saône-et-Loire et Gironde).
En résumé, le dispositif d'aide à la rénovation énergétique se resserre, et progressivement, les propriétaires semblent s'en détourner.