
« Pas de volets, pas de loyer »
Vous avez peut-être entendu parler de la fameuse pétition « Pas de volets, pas de loyer ! », lancée par un collectif d'associations (Fondation pour le logement, Droit au logement, Locataires ensemble…). Le mouvement a dépassé les 30 000 signatures en quelques jours.
Cette pétition soutient la création d'un droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est jugé « invivable » car dépourvu d'équipements de base contre la chaleur (volets, stores, ventilation, brasseurs d'air). Les auteurs invitent les locataires à suspendre le paiement de leur loyer, même temporairement, pour faire pression sur leur propriétaire.
Il est évident que cette démarche est illégale. Mais ce sujet qui s'empare de l'actualité prouve qu'une nouvelle épreuve attend les bailleurs. Il fallait s'y attendre.
Le locataire ne peut évidemment pas suspendre son loyer de sa propre initiative (mais un juge, lui, peut l'ordonner). C'est dans ce type de situation imprévisible que l'option GTL est particulièrement adaptée : elle permet de sécuriser le versement des loyers le 15 du mois, quoi qu'il arrive, si les conditions de garantie sont réunies et que le bailleur est en règle.
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Ce que dit la loi sur la chaleur
Aujourd'hui, aucune loi ne fixe une température à ne pas dépasser dans un logement, et la chaleur ne fait pas (encore) partie des critères officiels du logement décent.
Sauf que la surchauffe devient un argument juridique dès qu'elle révèle un défaut du logement (combles non isolés, absence de protection solaire, ventilation défaillante…).
En 2025 et 2026, plusieurs cours d'appel ont sanctionné des bailleurs en jugeant qu'un manque d'isolation rendait le logement indécent.
La même trajectoire que les passoires thermiques ?
À l'échelle européenne, les discussions sont aussi en train de changer d'angle. L'UE prépare un plan d'adaptation climatique pour fin 2026.
On constate partout en Europe que les logements ont été pensés pour tenir chaud l'hiver, mais pas pour rester frais quand il fait 40 °C dehors.
Visiblement, on commence à distinguer la même trajectoire que pour les passoires thermiques il y a 5 ans : d'abord la pression sociale, puis médiatique, et enfin, on attend la réponse législative…