
Un début d'année porteur
Sur le papier, l'année avait bien commencé.
À fin février, les Notaires de France comptabilisaient 958 000 ventes sur 12 mois glissants, soit +11 % sur un an.
Puis, au printemps 2026, le conflit au Moyen-Orient a fait flamber l'énergie, réveillé l'inflation et a poussé la BCE à relever ses taux directeurs le 11 juin.
Face à ces signaux, beaucoup d'acheteurs ont décidé d'interrompre leur projet immobilier.
Les chiffres publiés par les différents réseaux sur le premier semestre confirment une espèce de coup de frein :
- Orpi : -0,7 % de transactions sur un an ;
- Laforêt : -2,3 % ;
- Foncia : -7 %, avec des mois de mai et juin à -15 % et +11 % de compromis annulés.
Côté prix, en revanche, il faudra un peu plus de recul (mais les Notaires anticipent des prix plutôt stables à partir des avant-contrats de fin mai).
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Un rapport de force qui bascule côté acheteurs
Le vrai changement se trouve finalement dans le rapport de force. L'offre de biens à vendre progresse, alors que la demande recule.
Par conséquent, la grande majorité des agences constatent des marges de négociation en hausse, et des délais de vente un peu plus longs, un contexte qui peut d'ailleurs se révéler favorable à ceux qui cherchent un bien rentable.
Les taux, eux, n'aident pas les emprunteurs. Le taux moyen s'établit à 3,25 % en mai (Crédit Logement/CSA), contre 3,09 % un an plus tôt. Et l'Observatoire table sur 3,55 % fin 2026, puis 3,95 % fin 2027.
Moins d'investisseurs, plus de tension locative
Selon les chiffres, les investisseurs locatifs sont de moins en moins nombreux. Par exemple, l'investissement locatif ne pèse plus que 16 % des ventes chez Laforêt.
Autrement dit, chaque investisseur qui sort est un logement de moins dans le parc locatif. C'est ce qui maintient la tension locative, et les loyers à un niveau élevé.
Si pour le marché global, les chiffres paraissent un peu déprimants, ils ne fragilisent pas les bailleurs en place, au contraire.