
Un rendement réel inférieur au taux de distribution
La plupart des épargnants qui cherchent à comparer la rentabilité d'un appartement avec celle d'une SCPI évoquent le taux de distribution.
En 2025, le taux de distribution moyen des SCPI a atteint 4,9 % en moyenne.
Le problème, c'est que sur la même année, le prix moyen des parts de SCPI a reculé de 3,45 %.
La performance globale des SCPI (les revenus versés, moins la dépréciation du capital) n'a donc atteint que 1,5 %, selon l'ASPIM, l'association qui représente le secteur.
Prenons un exemple avec 50 000 € investis dans une SCPI moyenne :
- Revenus distribués sur l'année : environ 2 450 €.
- Baisse de la valeur des parts : environ - 1 725 €.
- Gain réel : 725 €, soit 1,45 %.
C'est sans évoquer la fiscalité des revenus fonciers, qui s'applique aussi aux revenus de SCPI.
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Crise des bureaux et de liquidité
La véritable difficulté provient surtout de la crise des bureaux.
Les écarts entre SCPI sont d'ailleurs devenus considérables :
- Les SCPI diversifiées ont affiché une performance globale de + 6,3 % en 2025 ;
- Celles à prépondérance bureaux sont tombées à - 0,3 %.
Autrement dit, la moyenne de 1,5 % ne correspond à presque aucune SCPI réelle. Certaines ont très bien tenu, d'autres ont détruit du capital.
À cela s'ajoute un second problème, qui s'intensifie : la liquidité. Quand on investit en SCPI, on ne peut pas entrer et sortir quand on veut.
Fin 2025, les demandes de retrait non satisfaites représentaient environ 2,8 milliards d'euros, soit 3,1 % de la capitalisation du secteur.
Autrement dit, si personne ne veut racheter vos parts, vous ne pouvez pas récupérer votre argent.
Comment bien choisir sa SCPI en 2026 ?
Les SCPI restent une bonne solution de diversification. Mais elles ne sont plus aussi attractives qu'il y a cinq ans.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. C'est pourquoi, avant de signer et au-delà des chiffres de rentabilité, il est recommandé de vérifier :
- Le taux de performance globale, qui intègre le taux de distribution ET la variation du prix des parts ;
- Le taux d'occupation financier (quelle part des loyers est réellement encaissée) ;
- Le niveau d'endettement de la SCPI ;
- Le volume de parts en attente de retrait (l'indicateur de liquidité le plus parlant) ;
- La diversification sectorielle et géographique du patrimoine (sauf si vous ciblez volontairement un marché) ;
- Le prix de la part comparé à la valeur de reconstitution du patrimoine, qui indique si vous achetez au-dessus ou en dessous de la valeur réelle des immeubles.
Enfin, il faut garder en tête que la pierre-papier est un placement long terme, qui impose d'immobiliser votre argent sept à huit ans minimum.