
Une étude INSEE qui bouscule la règle
Selon une étude de l'INSEE publiée le 7 mai dernier, la moitié des locataires du parc privé parisien consacrent plus de 34 % de leurs revenus à leur loyer.
Cette étude a fait grand bruit, puisqu'elle révèle que, contrairement à la règle de solvabilité établie, la plupart des locataires ne gagnent pas tous au moins 3 fois le montant de leur loyer.
Cette statistique n'a pourtant rien de surprenant. C'est même une bonne occasion de rappeler la limite du taux d'effort : plus les loyers sont élevés, plus ce ratio grimpe.
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Source : Insee
À Paris, le loyer moyen ressort à 1 160 €/mois pour un revenu disponible médian de 2 750 €. À ce niveau de loyer, n'importe quel cadre dépasse vite les 33 %, sans pour autant être en difficulté.
D'autant plus que, toujours selon l'INSEE, 1 locataire parisien sur 5 paie un loyer supérieur au plafond de l'encadrement des loyers (avec un dépassement moyen de 150 €/mois).
Le reste à vivre peut s'avérer plus juste
Voilà pourquoi le reste à vivre est une notion importante quand on analyse le dossier d'un candidat à la location : c'est ce qu'il reste réellement au locataire une fois le loyer payé.
Par exemple, un locataire à Paris qui gagne 3 500 € nets et paie 1 200 € de loyer a un taux d'effort de 34,3 %, qui dépasse le seuil, mais il lui reste 2 300 € pour vivre.
Autre exemple, plus parlant : un locataire qui gagnerait 2 200 € et paierait 650 € a un taux d'effort de 29,5 %, alors qu'il ne lui reste que 1 550 € pour vivre.
C'est l'une des raisons pour lesquelles, comme nous l'expliquions dans cet article sur les conditions d'éligibilité à la GLI, les dossiers des candidats à une Garantie Loyer Impayé sont analysés avec un regard humain.
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