
Vérifier d'abord si votre logement est toujours une passoire thermique
Une passoire thermique, c'est un logement classé F ou G au DPE. Pour en sortir, techniquement, il faut donc atteindre la classe E.
Et contrairement aux idées reçues, la barre à franchir est souvent plus basse qu'on ne le croit.
Mais avant de sortir le chéquier, il faut d'abord vérifier son reclassement sur le site de l'ADEME. Avec le nouveau coefficient entré en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026, environ 850 000 logements chauffés à l'électricité sont sortis du statut de passoire sans un seul coup de marteau. Il suffit d'entrer le numéro de votre DPE (à condition qu'il soit daté d'après juillet 2021).
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Le coût des travaux pour gagner une ou deux lettres
Si votre logement est toujours classé F ou G, voici les ordres de grandeur.
Pour gagner une lettre (de F à E), des gestes ciblés peuvent suffire : isolation des combles (jusqu'à 30 % des déperditions), remplacement des menuiseries, pose d'une VMC, ou installation d'un chauffe-eau thermodynamique. Comptez 150 à 300 € du m², soit 7 500 à 15 000 € pour un T2 de 50 m².
En revanche, remplacer de vieux convecteurs par des radiateurs à inertie améliore le confort de votre locataire, mais ne fait quasiment pas bouger la note du DPE.
Pour un logement classé G, il faut gagner deux lettres, donc engager un vrai bouquet de travaux (isolation + chauffage + ventilation). Le coût moyen constaté pour sortir un appartement du statut de passoire tourne autour de 740 € du m² (ce n'est pas logique, mais plus le logement est petit, plus le m² coûte cher).
Viser la classe E ou aller directement jusqu'à la classe D ?
Viser la classe E, c'est en réalité acheter du sursis.
Certes, vous évitez le gel des loyers (qui ne frappe que les F et G) et vous serez en règle pour louer. Mais les logements E seront à leur tour interdits à la location en 2034.
C'est pourquoi, avec une vision long terme, il vaudra mieux viser directement la classe D, quitte à monter autour de 1 000 € du m² pour une rénovation d'ampleur.
C'est le seuil qui sort votre logement du calendrier réglementaire, et surtout celui qui globalement efface la décote en cas de revente.
Dans tous les cas, il est recommandé de ne rien lancer sans un audit énergétique réalisé pour votre compte (800 à 1 500 €). C'est lui, et lui seul, qui vous dira quelle lettre est réellement atteignable sur votre bien, et à quel prix. À noter également que ces travaux peuvent ouvrir droit au doublement du plafond de déficit foncier, un levier fiscal à intégrer dans le calcul.
Concernant MaPrimeRénov', on rappelle enfin que le bonus « sortie de passoire » a disparu.