Le marché du neuf déjà affaibli
Après trois années de crise, le marché du neuf commençait à montrer quelques signaux positifs. Malheureusement, les conflits internationaux produisent l'effet inverse.
Selon les dernières données du ministère du Logement, le nombre de permis de construire a progressé de 3,3 % en février 2026. Mais sur 12 mois, les chiffres restent encore en dessous de la moyenne des 5 dernières années (SDES).
Les réservations de logements neufs ont encore reculé de 10,8 % en 2025. Du jamais vu selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).
Et les chiffres ne sont pas prêts de redécoller, principalement à cause d'un autre facteur qui s'invite dans l'équation : la hausse des coûts de construction.
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La hausse des coûts de construction
Les coûts de construction s'envolent à cause du conflit au Moyen-Orient.
Sous l'effet de la hausse du prix du pétrole (qui a dépassé les 100 dollars le baril), les produits bitumineux ont vu leurs tarifs grimper de près de 10 %.
Tous les produits dérivés du pétrole sont concernés : le PVC, les isolants en polyuréthane, le matériel de plomberie... Des matériaux qu'on retrouve dans à peu près tous les chantiers de construction.
Et comme le rappelle un article de Challenges, il existe un risque pour certains acheteurs déjà engagés, notamment si le contrat VEFA prévoit une clause de révision indexée sur l'indice du coût de la construction (ICC). Même si cette hausse possible reste encadrée par la loi.
Le dispositif Jeanbrun ne suffira pas
Pour ceux qui comptaient sur le dispositif Jeanbrun pour investir dans le neuf, mieux vaut y réfléchir à deux fois.
Le dispositif impose déjà des loyers inférieurs au marché. Alors si le prix d'achat grimpe en parallèle, la réduction d'impôt peut ne pas suffire à rééquilibrer l'opération.
On a parfois tendance à oublier qu'à la revente, le marché ne tient pas compte du contexte dans lequel le bien a été acheté.
Alors avant de signer, l'équation doit tenir sans la réduction fiscale. Si le dispositif sauve le dossier, c'est un signe qu'il faut revoir les hypothèses…
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