Rentabilité des SCPI : attention aux illusions
28 février 2026
Le dispositif Jeanbrun est un dispositif de défiscalisation dédié à l’investissement locatif dans le neuf ou l’ancien à rénover.
Il permet de déduire jusqu’à 12 000 € des revenus locatifs issus de la location nue via l’amortissement du bien, en contrepartie d’un engagement de location de 9 ans et de loyers encadrés.
Issu de l’article 12 octies de la loi de finances pour 2026, il a été officiellement adopté via une procédure de 49.3 et sera en vigueur dès le lendemain de la publication de la loi (certainement en février 2026).
Longtemps connu sous l’appellation de « statut de bailleur privé », il ne crée aucun statut juridique à proprement parler. Il s’agit donc d’un dispositif de défiscalisation à l’instar de l’ancien Pinel.
Pour prétendre au dispositif Jeanbrun, il faut que le logement soit :
Le dispositif cible les investissements réalisés à partir de 2026, dès le lendemain de la publication de la loi.
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Les biens investis en loi Jeanbrun doivent impérativement être loués :
De plus, la location doit être consentie à un tiers (ne fonctionne pas pour un proche).
L’accès à l’avantage fiscal du dispositif s’active en contrepartie d’une location à prix “abordable”.
La loi Jeanbrun fixe un barème de loyers à trois niveaux :
Par ailleurs, le dispositif est aussi soumis à un plafonnement de ressources des locataires.
L’avantage fiscal repose sur la déduction des amortissements (qui était jusqu’ici accessible qu’en location meublée). Autrement dit, il devient possible de déduire des loyers chaque année une partie de la valeur du logement.
Grâce à cette possibilité, le montant des loyers imposable est potentiellement réduit à zéro.
Et si les montants à déduire (charges et amortissement) dépassent le montant des revenus locatifs déclarés, la somme restante peut venir réduire les autres revenus imposables du foyer (le déficit foncier est donc actif, même avec l’amortissement).
Selon la loi, la base amortissable correspond à 80 % de la valeur du bien (puisque 20 % correspond au foncier).
Autrement dit, 20 % de la valeur du bien n’est pas amortissable.
Les taux d’amortissement varient selon :
Les taux d’amortissement appliqués pour la loi Jeanbrun sont donc les suivants :
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Niveau de loyer |
Logement neuf |
Logement ancien à rénover (travaux 30 % minimum) |
Plafond annuel |
|
Intermédiaire |
3,5 % |
3 % |
8 000 € |
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Social |
4,5 % |
3,5 % |
10 000 € |
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Très social |
5,5 % |
4 % |
12 000 € |
La déduction au titre des amortissements prévus par la loi Jeanbrun ne peut excéder :
L'année dernière, le LMNP a subi une douloureuse refonte de sa fiscalité : si les amortissements pouvaient être déduits des loyers issus de la location meublée, ils devaient néanmoins être réintégrés dans le calcul de la plus-value en cas de cession (ce qui augmente la plus-value et donc l'impôt correspondant).
Il était donc normal de s'interroger : la loi Jeanbrun récupère-t-elle ces dispositions peu favorables à la détention long terme, comme le LMNP ?
La réponse est non : en loi Jeanbrun, les amortissements déduits des loyers ne sont pas réintégrés au moment du calcul de la plus-value. On est donc sur une véritable économie d'impôt, et non un report de fiscalité.
Le nouveau dispositif Jeanbrun cumule plusieurs avantages :
Si le nouveau dispositif Jeanbrun est plutôt attractif pour ceux qui souhaitent réaliser un investissement et louer un bien nu, il affiche néanmoins quelques contraintes :
Si au départ, il était question d'une entrée en vigueur au 1er janvier 2026, les débats relatifs à la loi de finances pour 2026 ont repoussé cette date.
Finalement, il sera possible de prétendre aux avantages du "statut de bailleur privé" (dispositif Jeanbrun) dès le lendemain de la publication de la loi de Finances 2026 (soit en février 2026).