
Un sujet que les électeurs trancheront eux-mêmes
Interrogé il y a quelques jours sur l'avenir de l'encadrement des loyers, Vincent Jeanbrun a estimé que ce sujet « très politique » devait être tranché par l'élection présidentielle.
En d'autres termes, ce sont les électeurs qui auront le dernier mot.
Rien d'étonnant. La crise du logement s'est installée en France, et elle ne semble pas vouloir repartir.
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La crise du logement ne se résorbe pas
La construction neuve est tombée à un niveau historiquement bas.
En 25 ans, les prix de l'immobilier ont grimpé de 230 %, quand les revenus médians n'augmentaient que de 40 %. Se loger, à l'achat comme à la location, est devenu problématique pour une large partie des Français.
Selon un sondage Odoxa de mai 2026, 74 % des Français jugent qu'il est difficile de se loger, et 90 % attendent des candidats des mesures concrètes pour augmenter l'offre.
En parallèle, le réseau Orpi a lancé une grande consultation citoyenne pour remettre des propositions chiffrées aux candidats, et plusieurs experts du secteur ont publié leurs propres plans.
Deux visions du logement s'opposent déjà
On distingue d'ores et déjà deux approches très différentes :
- À droite, la libération de l'offre : Bruno Retailleau (LR) vise 1 million de logements en 5 ans et propose notamment de supprimer l'encadrement des loyers, de mettre fin aux interdictions de louer liées au DPE, et de créer un « vrai » statut du bailleur privé.
- À gauche, la régulation : Jean-Luc Mélenchon (LFI) défend l'encadrement des loyers en zone tendue, une rénovation massive et la relance du logement social.
Vous l'avez compris, de nombreux sujets qui touchent directement les bailleurs vont se jouer dans les urnes en 2027.