Immobilier : la crise profite-t-elle aux bailleurs ?
22 décembre 2025
Le premier signal de retournement du marché est très intéressant : l’activité remonte.
À fin septembre 2025, le nombre de transactions dans l’ancien sur les 12 derniers mois en France est estimé à 921 000, soit +11 % en un an.

On retrouve le niveau qui précédait la crise de solvabilité (en 2017).
Les deux raisons concrètes qui justifient cette hausse sur l’année sont :
Deuxième fait marquant pour cette année 2025 : les prix se stabilisent au niveau national.
Au 3e trimestre 2025, l’indice des prix dans l’ancien affiche sur un an :
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C’est donc confirmé, la phase de baisse généralisée qui avait été observée aux trimestres précédents s’achève.
Les notaires parlent quand même d’une progression « très légère » pour les prix des appartements.
Troisième fait marquant de l’année : la solvabilité progresse.
Les 9 premiers mois de 2025 avaient déjà confirmé la hausse entamée en 2024, avec +4 % sur un an.
Résultat : la surface finançable remonte et atteint 81 m², soit un niveau comparable à 2022.

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Selon les notaires, plusieurs moteurs justifient cette phase : - Une décrue (même partielle) des taux ;- Des durées d’emprunt qui se normalisent ; - Une correction de prix déjà absorbée par une partie du marché. Le mois dernier, on expliquait que la décote brune était en train de remplacer la valeur verte des logements. En d’autres termes, les logements performants bénéficient moins fréquemment de surcote, mais les biens énergivores subissent de véritables décotes. Moins de logements énergivores en venteEt pour finir, le 4ème faits marquant de ce bilan annuel confirme cette tendance : en 2025, la place des logements énergivores dans les ventes diminue. À l’inverse, la part des appartements anciens classés C progresse et atteint 28 % au 2e trimestre 2025, alors que la part des classes D et E recule (57 % au 2e trimestre 2025). Bref, la performance énergétique reste un critère de liquidité et de prix. Un bien énergivore se vend encore, mais la négociation est de plus en plus exigeante |