
Ce que dit la loi sur l'obligation de ravalement
Pour rappel, l'article L126-2 du Code de la construction impose que les façades soient tenues en bon état de propreté.
Mais l'obligation de ravalement tous les 10 ans ne s'applique que dans les communes qui figurent sur une liste arrêtée par le préfet (Paris en fait partie par exemple).
Ailleurs, le maire peut malgré tout réclamer le ravalement à une copropriété si la façade se dégrade.
Pour un appartement dans un immeuble de taille moyenne, la quote-part tourne souvent entre 5 000 € et 15 000 €.
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La façade ne fait pas monter le prix
Le problème, c'est qu'un acquéreur ne paie pas plus cher parce que la façade est propre. Par contre, il paiera moins cher si elle ne l'est pas.
Dans certains cas, il est vrai que le ravalement peut créer de la valeur, par exemple s'il est associé à une isolation thermique par l'extérieur (ITE).
Les murs représentent 20 à 25 % des déperditions de chaleur d'un logement. Une ITE peut donc faire gagner une à deux classes de DPE, ce qui peut suffire à sortir un bien du statut de passoire énergétique. C'est alors le moment de vérifier les aides mobilisables pour la rénovation énergétique, qui allègent sensiblement la facture.
Enfin, n'oubliez pas que la quote-part de travaux d'entretien et d'amélioration de la copropriété est déductible de vos revenus fonciers au régime réel, comme d'autres travaux déductibles de vos revenus locatifs.
Sur 12 000 € de travaux, avec une tranche à 30 %, l'économie atteint environ 5 660 € entre impôt et prélèvements sociaux.