
Un contrat strictement encadré par la loi
On entend souvent que le bail mobilité est le contrat de location idéal à court terme.
Mais il est bon de rappeler que ce n'est pas un bail à la carte qu'on dégaine dès qu'un locataire de passage se présente, ou alors quand on ne veut plus gérer un AirBnB.
On a tendance à oublier que le bail mobilité implique une véritable stratégie autour.
Créé par la loi ELAN de 2018, il s'agit d'un contrat de location meublée de 1 à 10 mois, non renouvelable, et réservé à des locataires en situation de mobilité.
On ne peut donc pas louer en bail mobilité à n'importe qui.
Le locataire doit justifier de l'un des 7 motifs prévus par la loi : formation professionnelle, études supérieures, contrat d'apprentissage, stage, engagement volontaire (service civique), mutation professionnelle ou mission temporaire.
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Un bail qui n'a pas de sens partout
Si votre bien n'est pas situé près d'un pôle étudiant, d'un bassin d'emploi ou d'une zone de forte mobilité, ce type de bail n'a pas de sens.
Comme pour la location meublée en général, tout dépend donc du bien et de son emplacement.
Il est important de rappeler aussi qu'en bail mobilité, le propriétaire ne peut pas demander de dépôt de garantie.
La rotation des locataires est le véritable enjeu stratégique
La vraie question stratégique concerne la rotation des locataires.
Comme le bail mobilité prend fin au bout de 10 mois maximum, vous devez anticiper la vacance entre deux locataires, l'inventaire du mobilier, les états des lieux à répétition et la remise en état.
Il arrive parfois que le locataire veuille rester plus longtemps dans le logement à l'échéance du bail. Dans ce cas, vous devrez signer un contrat de bail meublé classique.
Dans tous les cas, la location en bail mobilité ne se décide pas sur un coup de tête. Si vous l'envisagez, c'est à coupler avec le choix de la zone sur laquelle vous investissez.