
Des risques environnementaux qui pèsent sur la valeur des logements
On parle tellement de la performance énergétique des logements qu'on en oublierait presque les risques environnementaux auxquels ils sont exposés.
Inondation, retrait-gonflement des argiles, recul du trait de côte, feux de forêt, sécheresse… Ces aléas pèsent de plus en plus lourd dans la valorisation des biens.
Comme évoqué le mois dernier, 55 % du territoire français est désormais classé en zone d'aléa argileux moyen ou fort (selon la carte BRGM 2026). Mine de rien, c'est un vrai sujet.
Le retrait-gonflement des argiles (ces fissures qui apparaissent sur les murs après les épisodes de sécheresse) est devenu l'une des premières causes de sinistres. Son coût a triplé en quelques années.
Sur certaines zones, les assureurs serrent donc la vis. La surprime « catastrophes naturelles » des contrats d'assurance habitation est passée de 12 % à 20 %. Certains refusent même d'assurer certains biens, ou imposent des franchises.
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Différents types de risques à prévoir
Un autre phénomène devient inquiétant : le recul du trait de côte. Vous en avez certainement entendu parler.
Une liste officielle de plusieurs communes littorales a été publiée et, dans certaines d'entre elles, des biens situés en première ligne ont déjà perdu une part considérable de leur valeur (certains sont tout simplement invendables). Cette liste augmente à vue d'œil, année après année.
Si vous investissez en bord de mer, c'est le premier point à vérifier.
Pour finir, l'indicateur DPE « confort d'été » va être renforcé en 2028. Un logement qui devient une fournaise l'été sera aussi pénalisé qu'une passoire thermique l'hiver.
Comment évaluer le risque environnemental d'un bien ?
Avant d'acheter (ou pour faire le point sur un bien que vous possédez déjà), vous pouvez envisager ces ressources :
- Géorisques : tapez l'adresse, vous obtenez instantanément tous les risques connus (inondation, argiles, séisme, risque industriel…) ;
- L'État des Risques (ERP) : ce document est obligatoirement annexé au bail et au compromis de vente ;
- L'historique des arrêtés de catastrophe naturelle de la commune : il révèle si le secteur a déjà été frappé (et donc s'il risque de l'être à nouveau).
Après la décote brune des biens énergivores, tout porte à croire qu'une forme de décote environnementale émergera, et qu'elle concernera de plus en plus de biens.